Qui parle ?
Spécialiste en tout
À écouter les journalistes ─ et je parle ici
des vrais journalistes ─, on a l’impression qu’ils savent tout sur tout. Las ! Dès qu’on connaît un tant soit peu
un sujet, on s’aperçoit de la relativité des informations. Qu’il s’agisse
d’éducation, par exemple, ou de danse (je m’y connais un peu), ou pour les plus
sérieux d’entre eux, de Shakespeare ! j’aperçois très vite les manques,
les à-peu-près, voire les erreurs. Généralement, ce ne sont pas des fautes
grossières, mais cela ressemble à un salmigondis de choses convenues ou déjà
dites. Une IA générative ferait la même chose. C’est dire le peu d’intérêt que
les « informations » suscitent. Je comprends que le
« métier » de journaliste soit en danger.
Restent les journalistes d’investigation qui font, pour la plupart, un
travail remarquable. Comment sont-ils reconnus ? Ils ne le sont pas. Si
vous comptez les likes qu’ils collectionnent, ils sont dérisoires.
J’incrimine
moins ici les pigistes et les reporters. J’en veux plutôt à la masse passive des
moutons qui se contentent des presque rien et des fausses vérités glanés sur les réseaux sociaux. Que faire
sous le poids de la bêtise ?

"L'information c'est ce que je sais des choses dont j'ignore absolument tout" ! Tout est dit !
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