No comment Écrire, lire, comprendre, il ne faut pas mélanger les différentes activités. Il est un temps pour l’œuvre (celui, très long, de l’écriture), un autre pour la découverte (celui très resserré de la lecture) et un autre encore pour l’exploration dans le détail (pour peu qu’on ait l’âme d’un spéléologue, ou d’un relecteur passionné). Pour ma part, je me suis attaché à publier ma traduction des Sonnets sans notes, ni non plus mon anthologie intitulée Le petit penseur de Shakespeare , ni ma dernière traduction Les deux Guillaume. Quand je présente Le petit penseur à des lecteurs potentiels (dans des salons du livre), je leur dis que le commentaire, c’est à eux de le faire, ils sont co-auteurs de l’œuvre en quelque sorte. Je les invite à une lecture « interactive » ─ on dit « immersive » aujourd’hui ─, mais je ne leur donne pas de consigne. Ce faisant, je fais la même chose que Shakespeare. Il présentait son théâtre sans p...