Paradoxe de l’autonomie L’autonomie n’est jamais accordée, on ne naît pas autonome. Elle ne se décrète pas, elle n’est pas un don, elle s’acquiert. Donc, il faut l’apprendre. Je prétends que je peux l’enseigner. Elle n’est pas une matière, on peut difficilement la passer au crible d’un examen. Elle est transdisciplinaire (alors que l’enseignement est cloisonné). Elle est affaire de vie, de mode de vie, donc changeante, elle est impossible à évaluer de manière quantifiable, elle ne pourra jamais entrer telle quelle dans les programmes. Elle est pourtant, à mes yeux, la condition absolue à tout apprentissage, elle est le signe distinctif d’un savoir. Un individu sait lire quand il peut lire sans que cela soit un exercice de lecture. Je dis que je connais la musique quand je n’ai plus besoin de la partition. La culture, c’est ce qui reste quand on a oublié comment on l’a acquise . L’idéal d’un élève est de parvenir à se passer de son tuteur. Le vœu que je forme pou...