Épilogue * Il fut étonné, au matin, de reprendre ses rituels favoris avec une facilité déconcertante. Il se mit en route pour l’hôpital avant huit heures. Le soleil était frais. Le ciel était d’une limpidité exceptionnelle, un ciel d’innocence. En marchant dans les rues qui s’animaient comme chaque matin, il se surprit à observer son environnement avec une attention nouvelle, plus soutenue qu’à l’accoutumée. La vie vibrait partout, tout autour de lui. Comme les gens étaient actifs ! Propres dans leurs tenues fraichement repassées. Les enfants lui parurent plus espiègles et plus rieurs que jamais. La petite foule de Saint-Louis, ce monde en miniature qu’il connaissait bien, allait et venait, pressée par quel besoin ? François pensa : par quel désir ? Les hommes semblaient danser en marchant. Les femmes étaient belles, souples, douces, émouvantes. En chemin, François fut interpellé : « Docteur La Marck ! » Il ...