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Bonjour

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  Bienvenue à mes lecteurs bénévoles. Mettez-moi dans vos favoris ☆      « Tout est lié. »      Pape François, Laudato si’. Je vous souhaite une bonne visite.   4 ans, 2 mois et 7 jours d’une guerre atroce contre l’Ukraine. 

1er mai

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    Un rituel   Tout laïque qu’il soit, le rituel du brin de muguet a quelque chose de « sacré ». Il est éphémère, il ne représente rien de particulier, il n’est le symbole de rien, sa valeur c’est son échange. Et cet échange est comme éclairé par la fraîcheur du printemps, la fragilité de la fleur.    C’est un rituel fort puisqu’il contient à lui tout seul toute l’allégorie du lien , ni plus ni moins que ce qui fait notre humanité.  

Ils tombent tous dedans

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    La foire aux vanités   C’est ce à quoi ressemblent les réseaux sociaux les plus populaires. Tik Tok, Instagram, les influenceurs… Les contenus sont essentiellement faits d’exploits imbéciles, de vaniteux qui se flattent de leur vanité et qui attendent qu’on les admire (combien de likes enregistrés jusque dans le cloud depuis dix minutes ?), d’exhibitions égocentriques un peu toujours ridicules, de toutes les extravagances de la mode, dérisoirement éphémère (c’est la règle de la fast fashion ). Retrouvez-moi sur Truth Social. Tout ce gloubi-boulga n’attire en fait que des ricanements, qui ne sont pas des approbations mais des renvois de mépris faciles de la part d’anonymes qui crèvent d’être aussi bêtes et connus que leurs cibles médiatiques.    Le mot décence n’a plus aucun sens devant cet étalage de vulgarité et de grossièretés. Mais les « modérateurs » veillent et un contenu un tant soit peu érotique est censuré sans attendre. Les alg...

Ô Temps ! suspends ton vol !

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    Comme une bouffée d’enfance   J’ai découvert P iccolo, Saxo et Compagnie ou la Petite Histoire d’un grand orchestre , un conte musical imaginé par Jean Brousolle pour le scénario et André Popp pour la musique, quand j’étais en sixième. La prof de musique avait eu la bonne idée de nous faire écouter la version discographique racontée par François Périer. J’ai tout de suite adoré ! La voix chaude et familière du comédien n’y est pas pour rien, mais surtout, quelle délicieuse idée de faire découvrir le « grand orchestre » à un gamin qui n’y connaissait rien.    J’étais sous le charme, jusqu’à… l’apparition majestueuse et suave de la guitare. De toute la classe, j’étais le seul à jouer de la guitare, et tous les copains le savaient. Quand tous les regards se sont tournés vers moi, ce fut une apothéose. J’en ressens encore toutes les vibrations. Je revois la salle de classe, je sais qui était assis à côté de moi, j’y suis encore. ...

Mimétisme destructeur

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  L’obsession du regard ou la morale de la honte   Beaucoup de civilisations ─ des cultures orientales où l’on cache les femmes, aux religions traditionnelles ou animistes où l’on craint « le mauvais œil » ─ donnent une importance démesurée au regard. Il s’agit toujours du regard de l’autre, donc de l’angoisse d’être jugé. Le christianisme a corrigé, en partie, cette donnée, et fait de la conscience qu’on a de soi le juge définitif. L’inversion est plus que troublante. Si ce précepte était suivi à la lettre, nous devrions être débarrassés du jugement d’autrui. Shakespeare va jusqu’à affirmer audacieusement sa liberté, au sonnet 121 :   ’Tis better to be vile than vile esteemed, When not to be receives reproach of being, And the just pleasure lost, which is so deemed, Not by our feeling, but by others’ seeing. For why should others’ false adulterate eyes Give salutation to my sportive blood ? Or on my frailties why are frailer spies, W...

Shakespeare

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    The unworthy   Qui sont-ils ? Ce sont ces pauvres êtres sans qualité, sans mérite, sans rien qui les distingue. Quelques-uns d’entre eux se prennent pour « quelque chose ». C’est pitoyable.   Je reprends les propos d’Hamlet quand il parle de That patient merit from the unworthy takes Cette patience exemplaire qu’il y a à supporter les incapables. Hamlet , acte III, scène 1.   Il n’y a rien, en effet, de plus insupportable que de subir l’autorité d’un imbécile.  

Ringard

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          Vieille modernité   Rien ne paraît plus démodé qu’une œuvre avant-gardiste revisitée 50 ans après. Qu’est-ce que la Tour Montparnasse vient faire au cœur de Paris ? Au début des années 1970, elle était déjà une injure pour la Ville Lumière. Une immense barre de chocolat, sans attrait, sans recherche esthétique, monotone et bête, posée sur une « dalle », une aberration.     La tour Eiffel, en comparaison, est un modèle d’élégance, toute en dentelle d’acier, fine, élancée, une flèche prête à s’envoler, délicatement en équilibre au-dessus du Champs de Mars, et son reflet tremblant sur la Seine redouble sa séduction. Elle n’est pas un gros tas de ferraille posé n’importe où. Mais à l’époque de la Tour Montparnasse, seuls le verre et le béton paraissaient nobles. Le contraire de ce qu’ils sont.    Il est question de rénover ce monolithe moche… et ainsi faire ressembler Paris à Dubaï, à Singapour, à D...