À qui la faute ? La canicule s’abat sur nous comme une calamité. Elle est perçue, par beaucoup, comme une punition tombée du ciel (ce n’est pas une image). Notre cerveau archaïque perd sa logique et s’en prend aux dieux que nous avons chassés du firmament depuis longtemps. Le réflexe est immédiat : trouver un coupable. Nos connaissances, notre éducation, la multiplication des informations qui relient la science et convoquent les spécialistes, n’y peuvent rien. Nous savons, globalement (ceci n’est toujours pas une image), que c’est notre civilisation dévoreuse d’énergie qui est responsable, c’est donc nous, tous ensemble, qui sommes coupables. Qu’à cela ne tienne ! Se trouvent accusés, en vrac, le trafic aérien, les transports routiers, l’industrie du tourisme, la climatisation, le gouvernement, le président de la République ! Nous oublions, par ruse, notre mode de vie moderne, acquis ou imposé, c’est-à-dire le monde ...