Un faux Balzac (ou un faux Michel-Ange) Ayant demandé à l’IA de rédiger une fin pour le roman inachevé de Flaubert, Bouvard et Pécuchet , le résultat a été jugé « bluffant » par les naïfs. La seule chose dont on peut être certain, cependant, c’est que cette « fin » ne ressemble en rien à ce que Flaubert aurait écrit lui-même. Alors, quel intérêt ? Si l’on demande à la même IA de concevoir un roman de Balzac, il n’y a rien de plus facile. Donnez-lui une ville de province dans les années 1840, une famille dominée par un père acariâtre, des frères jaloux dont l’un s’en va « faire fortune » à Paris, des ambitions, des revers et des amours contrariées, des problèmes d’argent, etc. En un rien de temps, vous voilà avec un « inédit » de Balzac. L’intérêt est toujours aussi nul . Car les éléments déterminants de l’écriture, le contexte biographique sont impossibles à restituer. À quelle époque Balzac aura...