Éternelle barbarie

 

 

La guerre de Troie éternellement recommencée 

Dans L’Iliade ou le poème de la force (1941), Simone Weil montre à quel point la guerre est une barbarie sans fin. Toujours dénoncée, elle repart toujours. La situation au Moyen Orient aujourd’hui en est un exemple lamentable.

   Le long poème attribué à Homère est une démonstration, nous dit Simone Weil, de l’absurdité de la guerre, un « combat des doubles » qui ne peut pas prendre fin. Dans Troïlus et Cressida, justement sur la guerre de Troie, Shakespeare décrit les belligérants comme ‘fools on both sides’, « des fous des deux côtés ». Plus de 2 700 ans après la chute de Troie, où en est-on de ce côté-ci de l’Asie Mineure ? Au même point !

   Jean-Claude Guillebaud parle du « vertige proche de l’orgasme » qu’éprouve le combattant fanatisé (Le Tourment de la guerre, 2016). Simone Weil ne disait pas autre chose. Citations.

   « Aussi impitoyablement la force écrase, aussi impitoyablement elle enivre quiconque la possède, ou croit la posséder. » « La tentation de l’excès est presque irrésistible. » « L’homme qui n’est pas protégé par l’armure d’un mensonge ne peut souffrir la force sans en être atteint jusqu’à l’âme. »

   Ainsi à l’aveuglement et à l’orgueil s’ajoute la violence déchaînée… sur les mêmes terres dévastées depuis vingt-sept siècles !

 

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