Anthropologie revisitée

 

 

La vie et le sacré 

Pour les barbares archaïques, autrefois comme aujourd’hui, la mort change l’être humain en une créature sacrée. C’est la « fonction » même du sacrifice. D’où la célébration des martyrs, de nos glorieux morts, avec flonflons, etc. Des victimes les plus innocentes, on dit qu’elles « ne sont pas mortes pour rien ». Tout cela est évidemment faux. La mort n’est pas sacrée. C’est la vie qui est sacrée. Une fois qu’il a perdu son âme, un homme n’est plus qu’une chose, disait Simone Weil.

   Nous ne savons rien rendre sacré. Notre violence est dérisoire et notre impuissance pathétique ! Nous avons reçu la vie, c’est un don sans contrepartie, c’est pour cela qu’elle est sacrée :  elle ne dépend pas de nous. Modestie et bonheur !

 

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