Mes publications
Les
sonnets sont présentés ici dans leur version originelle (l’orthographe a été
légèrement actualisée). Ils sont écrits en vers de dix pieds (pentamètres
ïambiques). Le distique final est en léger retrait. Pour ma traduction, j’ai choisi
l’alexandrin et je présente chaque sonnet (sauf le 126) sous la forme de trois
quatrains suivis d’un distique. Le texte original n’est pas toujours sûr. En
cas de litige, je présente l’alternative.
L’anglais de la fin du XVIe siècle est malaisé à comprendre. J’ai choisi de le transposer dans un français accessible aujourd’hui. Les vraies difficultés sont davantage liées à la pensée de Shakespeare. N’écrivant que pour lui-même, il est moins explicite que dans ses pièces.
On peut lire les sonnets séparément. Si l’on veut suivre « la trame », on découvre que l’intérêt que le poète porte au jeune homme, W.H., n’est pas immédiat. Son sentiment amoureux reste longtemps mal défini. Au fil de l’écriture ─ et de l’éloignement de W.H. ─, Shakespeare découvre que son désir initial était surtout de la convoitise : il aurait voulu ressembler à ce jeune homme idéal et séduisant. Shakespeare respecte totalement la liberté de W.H. Son amour se fait de plus en plus désintéressé, jusqu’à « l’oblation » finale, le don de lui-même sans contrepartie. L’intervention de la « dame sombre » brouille les pistes. L’issue est dramatique mais l’œuvre « s’achève » sans dénouement réel, sans catharsis. On a le sentiment que Shakespeare l’a laissée inachevée.
Les Sonnets sont l’œuvre la plus pathétique du plus grand poète de langue anglaise.
ISBN 978-2-9542310-2-0 16 euros
Commentaires
Enregistrer un commentaire