Shakespeare

 


Un contemporain de William Shakespeare

 

Michael Drayton (1563-1631)    Sonnet 61

 

Since there’s no help, come let us kiss and part.

Nay, I have done, you get no more of me;

And I am glad, yea glad with all my heart,

That thus so cleanly I myself can free.

Shake hands for ever, cancel all our vows,

And when we meet at any time again,

Be it not seen in either of our brows

That we one jot of former love retain.

Now at the last gasp of Love’s latest breath,

When, his pulse failing, Passion speechless lies;

When Faith is kneeling by his bed of death,

And Innocence is closing up his eyes—

     Now, if thou wouldst, when all have given him over,

     From death to life thou might’st him yet recover!

 

 

Puisque la chose est sans recours,

     [ embrassons-nous et séparons-nous.

J’en ai fini, vous n’obtiendrez plus rien de moi ;

Et je suis satisfait, oui complètement satisfait,

De me libérer ainsi sans autre fracas.

 

Serrons-nous la main pour toujours,

     [ renonçons à tous nos serments,

Et quand nous nous reverrons,

Qu’on ne voie jamais sur nos fronts

La trace de notre amour passé.

 

A présent, au dernier souffle de l’Amour,

Quand son pouls faiblit, que la Passion reste muette,

Quand la Fidélité s’agenouille au chevet de la mort,

Et que l’Innocence ferme les yeux —

 

Alors, si tu le veux, quand tous l’auront abandonné,

Tu peux encore le ramener de la mort à la vie !

 


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