Humeur triste
Nomophobie : 5 heures et demie,
voire plus par jour
La bêtise comme une marée noire
Nous sommes cernés par la bêtise. Et les exemples
viennent de haut.
Trump est
un pseudo-milliardaire qui ne comprend rien à l’économie du monde. Pourtant le désordre
économique qu’il nous prépare n’est pas la pire calamité. Avec son ignorance
crasse du fonctionnement de la planète, il va réussir, en un seul mandat, à
faire monter la température globale de 1°. Or déjà, les Pakistanais se
demandent comment ils vont se nourrir sachant que l’Indus est presque à sec.
Tandis qu’un peu plus loin, les habitants de l’Asie du Sud-Est succombent sous
les inondations.
Poutine,
de son côté, reprend les cartes de Napoléon pour lire l’avenir et organiser sa
stratégie. Sa vision du monde ne dépasse pas son bureau sans fenêtre.
Les
Chinois qui n’ont aucun sens de la morale, truffent de puces espionnes tous les
produits qu’ils nous vendent. Résultat d’un marxisme bien compris, je suppose.
Sous nos
climats, la publicité est de plus en plus crétine : Afflelou veut que nous
mettions deux prothèses auditives dans chacune de nos oreilles. Akena se
déchaîne dans la vulgarité, c’est comme une insulte. Le langage des
« annonces » est emprunté à celui d’un enfant de moins de cinq ans
(sans vouloir offenser les enfants…).
Le
« chacun pour soi » dépasse les limites supportables, comme ces piétons
qui, le nez dans leur smartphone et les écouteurs vissés sur la tête, ne
s’occupent pas des passants autour d’eux. Ils sont « seuls » dans la
cohue.
Qui pense
à quoi ? Qui se soucie de qui ?
Parmi les
multiples crises que j’avais recensées dans mon essai Crise du désir en
2021, j’avais oublié la crise de l’intelligence. Comme si les humains,
presque tous, étaient fatigués de penser. Ils préfèrent se laisser influencer
sans aucun motif, ils gobent les infox comme des paresseux, mieux, ils vont
les chercher sur leur téléphone, ils s’abrutissent librement, ils
absorbent tout ce bourrage de crâne comme une boisson désaltérante, ils suivent
des leaders aux discours débiles, même pas cohérents : « I have done
a good job ! »
J’exagère ? Il suffit d’écouter une demi-heure d’informations sur
une chaîne de radio « sérieuse » pour être édifié.
Et je ne
parle pas du racisme, de la haine généralisée, de la détestation de l’Autre,
qui semblent naturels alors que ce sont des poisons*. Nous sommes tellement
habitués à respirer de l’air pollué.
Le repli
sur soi est la défense la plus facile, et la plus bête, de l’individu
désarmé dans un monde qu’il ne domine pas. Cette attitude est d’autant plus
absurde qu’elle s’accompagne, de la part de la chenille dans son cocon, de
l’exigence d’être secouru au moindre accident qui survient. Imagine-t-on un
« autonome » sans Sécurité sociale, sans pompiers, sans services
d’urgence, sans « soutien psychologique » ?
Tout
m’est dû, mais excusez-moi pour les autres, qu’ils se débrouillent.
Ne pas
penser aux autres, c’est ne pas penser du tout !
* Voir mon article État de la conscience du
14 avril dernier.
L’Indus, tant qu’il en reste


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