Georges Bernanos
La grance peur des bien-pensants
« La société qui se crée
peu à peu sous les yeux réalisera aussi parfaitement que possible, avec une
sorte de rigueur mathématique, l’idéal d’une société sans Dieu. Seulement, nous
n’y vivrons pas. L’air va manquer à nos poumons. L’air manque. Le Monde qui
nous observe avec une méfiance grandissante s’étonne de lire dans nos yeux la
même angoisse obscure. Déjà quelques-uns d’entre nous ont cessé de sourire,
mesurent l’obstacle du regard... On ne nous aura pas... On ne nous aura pas
vivants ! »

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