La vérité

 

 

Nommer les méchants 

« Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ! » 

                                                                        Albert Camus 

À quoi correspond cette pudibonderie médiatique qui consiste à appeler les bourreaux qui martyrisent la planète par des euphémismes tels que « souverainistes », « populistes », « leaders autoritaires », « radicaux », voire « libéraux » ? Quelle précaution de langage est-ce là ? Quelle protection doit-on accorder à des individus nuisibles à l’humanité ?

   Risquons-nous à dire quelques vérités. Donald Trump est un fasciste qui lutte contre la culture, l’éducation, la libre expression, il a même tenté une espèce de putsch en janvier 2021. Son bras droit, J.D. Vance, a quelque chose d’un Goebbels. Vladimir Poutine est un barbare que le goût du sang déshonore, doublé d’un hypocrite qui prend des airs mielleux pour s’exprimer. Battu sans doute en matière d’hypocrisie par Xi Jinping qui a mis au pas son peuple tout entier et en anéantit d’autres avec méthode : les Tibétains, les Ouïghours. La République populaire de Chine n’est ni républicaine ni populaire. Que dire de Kim Jong-un ? Une caricature de petit chef vaniteux. Il y a encore Benjamin Netanyahou qui envoie la démocratie israélienne dans les décors en se comportant en véritable assassin, prêt à réduire à rien tous ceux qui lui résistent, et qui continue de célébrer, avec des sanglots dans la gorge, la Shoah, l’extermination des siens… Comment assister à un tel spectacle sans un haut-le-cœur ?

   Le point commun de tous ces tristes personnages, c’est le mensonge, rebaptisé post-vérité ou « vérité alternative », quand il ne s’agit de rien d’autre que de propagande. Hitler et Staline étaient franchement plus sincères. Sans vouloir les disculper.

   Ne pas « nommer » les méchants, et c’est être complice du mal.

 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La violence instituée

Éducation

La violence et le sacré