Shakespeare
Une femme violente
Queen Margaret. Bear with me : I am hungry for revenge,
And now I cloy me with beholding it.
Thy Edward he is dead, that killed my Edward
;
Thy other Edward dead, to quit my Edward
;
Young York, he is but boot, because both they
Matched not the high perfection of my loss.
Thy Clarence he is dead that stabbed my Edward
;
And the beholders of this frantic play,
Th’ adulterate Hastings, Rivers, Vaughan, Grey,
Untimely smother’d in their dusky graves.
Richard yet lives, hell’s black intelligencer,
Only reserv’d their factor to buy souls
And send them thither : but at hand, at hand,
Ensues his piteous and unpitied end
:
Earth gapes, hell burns, fiends roar, saints pray,
To have him suddenly convey’d from hence. ̶
Cancel his bond of life, dear God
! I pray,
That I may live and say “The dog is dead.”
LA REINE
MARGUERITE. – J’ai faim de
vengeance.
Et à présent,
je me rassasie de la contempler.
Ton
Édouard est mort, c’est lui qui avait poignardé mon
Édouard.
Ton autre
Édouard est mort, c’était le prix de mon Édouard.
Le jeune York ne sert que d’appoint car les deux autres
ensemble
Ne compensent
pas l’être parfait que j’ai perdu.
Ton
Clarence est mort, lui qui avait tué mon Édouard.
Quant aux
témoins de cette tragédie,
Hastings
l’adultère, Rivers, Vaughaun, Grey,
Ils
étouffent finalement dans leurs tombeaux crépusculaires !
Richard
vit encore, lui, l’espion secret de l’enfer,
Préservé
comme agent qui achète les âmes
Et les
expédie là-bas. Mais bientôt, très bientôt,
Sa fin va
venir, pitoyable et indigne de toute pitié.
La terre
ouvre sa bouche béante, l’enfer crache son feu,
les démons rugissent, les saints prient
Pour
qu’il soit emporté au plus vite.
Arrache le fil qui le reteint à la vie, Dieu très bon,
je t’en supplie,
Que je
puisse vivre encore pour dire : le chien est mort !
Richard III, IV, 4, 61-78.

Commentaires
Enregistrer un commentaire