C’est ça l’I.A. ?
L’intelligence superstitieuse
Ce n’est pas l’Intelligence Artificielle
qui menace l’espèce humaine, c’est l’imbécilité réelle de ceux qui
croient que l’I.A. est plus forte qu’eux. Quand un grand chirurgien réussit une
opération délicate « grâce » à l’Intelligence Artificielle, ce n’est
pas la machine qui est extraordinaire, c’est le chirurgien. La machine n’est
qu’un gros ballon plein de données, plein de calculs, d’images, de signes plus
ou moins abstraits.
La
compote algorithmique qui fabrique du contenu à partir de n’importe quoi est
pire que les fake news inventées par des pervers. Eux au moins savent ce
qu’ils font. Mais la grosse bête numérique médiatique « agit » sans
intelligence et c’est pour cela qu’on l’appelle artificielle, ce qui
signifie : incontrôlable, imprévisible, chaotique.
Bien stupide qui s’en remet à ses messages bidons pour
« s’informer ». Pourquoi ne pas trier les informations au Tarot ou
aux dés, cela reviendrait au même ? D’ailleurs, cette cancérisation de la
connaissance (avec ses grosses tumeurs qu’on nomme data centres) produit
peu de vrai savoir, au sens scientifique, vérifiable du terme, mais bien de la
superstition. Les geeks eux-mêmes disent des données que crachent les
machines algorithmiques qu’elles sont « de plus en plus fiables ». On
fait ainsi appel à notre confiance, à notre croyance, et surtout pas à
notre rationalité. « Rien ne sert de penser, il
faut réfléchir avant », remarquait justement Pierre Dac. Je crois
qu’on doit ajouter aujourd’hui : il faut aussi réfléchir après.

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