Com.
Langage tambouriné
Le « tronc d’arbre au cœur évidé »,
communément appelé tam-tam, a longtemps été, en Afrique, le meilleur moyen de
communication entre citoyens, entre villages, et au-delà.
« La
démonstration [est] faite de façon irréfutable, au moyen de la notation
musicale, de l’identité parfaite du langage parlé et de celui transmis par les
Banda (Oubangui) à l’aide d’instruments de musique. En effet les sons émis par
le linga, mis en partition et reproduits sur n’importe quel instrument, étaient
parfaitement compris par les indigènes de la région. D’où cette remarque
importante : non seulement identité des deux modes d’expression, mais
mieux encore, identité du langage et de la musique. En d’autres termes, pour
ces peuples oubanguiers, on était forcé de convenir que parler et chanter
consistaient un seul et même phénomène ; que le fait linguistique était un
fait musical. »
Iwiyé Kala-Lobe, Présence Africaine
n° 95, 1975.
Le
Parlement français autorise la restitution du tambour parleur « Djidji
Ayôkwé » à la Côte d’Ivoire. Un vote, le lundi 7 juillet 2025 à
l’Assemblée nationale, a permis de déclasser ce bien culturel, volé par la
France il y a plus d’un siècle et officiellement réclamé par Abidjan depuis six
ans.
Source : Le Monde


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