Croyances

 

 

« Je n’en crois pas mes yeux. » 

La réalité est aveuglante et personne ne veut la voir.

   Les dérèglements climatiques ne sont plus une menace, ils sont une calamité quotidienne. Mais dès que l’on doit fournir un effort et se retreindre, les démagogues hurlent à « l’écologie punitive ». 
   Trump est un clown et tout le monde le prend pour un Chef d’État. Ça peut durer des années comme ça.

   Poutine est un pervers narcissique sadique et d’aucuns essaient encore de discuter avec lui comme s’il était sensible aux arguments rationnels.

   Les Israéliens et les Arabes du Proche Orient se détestent comme Caïn et Abel ; qui pourra jamais les séparer ?

   L’Intelligence Artificielle est une immense machine à faire du fric et l’on essaie de nous faire croire qu’elle représente la pointe du progrès scientifique. La bouder serait revenir au Moyen Âge et aux temps honnis de l’obscurantisme.

   Les plus athées des athées se moquent des « croyants », et ils tombent eux-mêmes dans tous les pièges à gogos des démagogues influenceurs.

   Nous ne voulons rien savoir, nous préférons croire. À quoi nous sert la conscience ? La plupart du temps, elle est plutôt encombrante. Sans conscience, quelle est notre responsabilité ? Elle est nulle. Et sans responsabilité, quelle est notre « nature » d’homme ?

   Shakespeare se détestait quand il découvrait à quel point il était le jouet de ses désirs (sonnet 141) : 

     My five wits nor my five senses can
     Dissuade one foolish heart from serving thee,
     Who leaves unsway’d the likeness of a man, 

     Thy proud heart’s slave and vassal wretch to be. 
   
   

     Ma raison, pas plus que mes cinq sens, ne peuvent

     Empêcher mon cœur égaré de te servir ;

     De l’avantage d’être un homme, il n’a que faire,

     Esclave malheureux de ton cœur ombrageux.

 

   Les créatures hébétées que nous croissons aujourd’hui ne se détestent pas, elles s’adorent !

 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La violence instituée

Éducation

La violence et le sacré