Shakespeare

 


One touch of nature

Ulysses.                   Let not virtue seek
Remuneration for the thing it was ;
For beauty, wit,
High birth, vigour of bone, desert in service,
Love, friendship, charity, are subjects all
To envious and calumniating time.
One touch of nature makes the whole world kin,
That all, with one consent, praise new-born gawds,
Though they are made and moulded of things past,
And give to dust that is a little gilt
More laud than gilt o'erdusted.

ULYSSE. —                       Que la vertu ne prétende pas

Être rémunérée pour ce qu’elle a fait !

Car ni la beauté, ni l’intelligence,

Ni la naissance, ni la force physique, ni les services rendus,

Ni l’amour, ni l’amitié, ni la charité, n’échappent

À l’envie et à la calomnie commune.

S’il est une chose naturelle qui rend tous les hommes égaux,

C’est bien que tous, unanimement, affectionnent

     les fanfreluches dernier cri

(Répliques d’objets hors d’usage),

Et ils se jettent sur la poussière si elle montre

     quelques éclats dorés,

Plutôt que sur l’or recouvert de poussière. 

Troilus and Cressida, III, 3, 169-179. 

Troïlus et Cressida, écrite dans la première moitié des années 1600, entre Hamlet et Timon d’Athènes, Le Roi Lear et Macbeth, est assez pessimiste. Il s’agit de la « période sombre » de Shakespeare.

 

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