Quelle bande d’innocents !

 

 

Drogué ET innocent 

Les infarctus des hommes de moins de 30 ans consommateurs de drogues dures se multiplient. De même les AVC pour les hommes de moins de 40 ans. Alerte médicale ! Mais le problème est-il médical ? La médecine (ou son absence) n’est pas la cause des décès par abus de drogue… Elle arrive généralement après le désastre subi, elle n’empêche pas les abus.

   Ne pas culpabiliser un consommateur de cocaïne et déplorer le manque criant de médecins, de services sociaux dédiés, est une contradiction bien coupable ! Le drogué se revendique comme autonome et il pense n’avoir de comptes à rendre à personne. Mais dans sa détresse, il finit par en appeler à l’État providence. Libre de se droguer mais rassuré d’être pris en charge gratuitement quand il ne maîtrise plus sa consommation. L’autonomie ressemble terriblement à de l’irresponsabilité.

   Comment a-t-on fait pour diminuer la consommation d’alcool, d’abord, la consommation de tabac ensuite, depuis 50 ans ? Par des mesures très contraignantes (notamment sur l’interdiction de la publicité), en agissant sur la peur (« Fumer tue ») et sur le porte-monnaie (prix moyen d’un paquet de cigarettes : 12,50 €). Si l’on avait espéré une démarche autonome et volontaire des buveurs et des fumeurs, nous serions encore à déplorer des centaines de milliers de morts supplémentaires par an.

   Les soignants et les psychologues qui cherchent à innocenter les « victimes » de consommations de produits toxiques se comportent comme par un reste de « charité chrétienne ». C’est admirable et c’est irresponsable.

   Les malheureux junkies sont qualifiés de « personnes en souffrance ». Rien n’est plus juste. Autrefois, la souffrance n’était pas prise en charge. On se contentait de dire au malheureux « d’offrir sa douleur à Dieu ». Nous ne sommes pas revenus heureusement à ce « remède » sacrificiel. Au lieu de culpabiliser le drogué, on culpabilise « la société », c’est-à-dire ceux qui ne se sont pas drogués. Cette inversion des rôles est-elle sublime ou lâche ?

   Je ne réponds pas tout de suite.

 

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