La crise de l’éducation vue par Hannah Arendt
La tyrannie des pairs
« L’autorité
d’un groupe, fût-ce un groupe d’enfants, est toujours beaucoup plus forte et
beaucoup plus tyrannique que celle d’un individu, si sévère soit-il. […]
Affranchi de l’autorité des adultes, l’enfant n’a donc pas été libéré, mais
soumis à une autorité bien plus effrayante et vraiment tyrannique : la
tyrannie de la majorité. »
La tyrannie du jeu
« On s’est efforcé de
supprimer autant que possible la distinction entre le travail et le jeu, au
profit de ce dernier. […] Cette méthode cherche délibérément à maintenir,
autant que possible, l’enfant plus âgé au niveau infantile. »
L’autorité
« Les
méthodes modernes d’éducation ont essayé de mettre en pratique cette absurdité
qui consiste à traiter les enfants comme une minorité opprimée qui a besoin de
se libérer. L’autorité a été abolie par les adultes et cela ne peut que
signifier une chose : que les adultes refusent d’assumer la responsabilité
du monde dans lequel ils ont placé les enfants. »

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