Notes de lecture : Daniel Marguerat, Paul de Tarse

 

Notes de lecture :

 

1ère partie 

Il est né quelques années après le début de notre ère, il est un peu plus jeune que Jésus… qu’il n’a jamais connu de son vivant. Il est mort entre 62 et 64, à Rome, après un procès dont on ignore le verdict. Même Luc, auteur des Actes des apôtres n’en dit rien. Il n’est pas nécessairement mort martyr, mais peut-être d’épuisement, ou de maladie.

   Comment a-t-il pu parcourir, en quatre grands voyages missionnaires, plus de 14 500 km en près de 14 ans ? Il était chétif, malingre, assez petit de taille, il se plaint d’être toujours malade. Quelle « motivation » le poussait ? Ou pour être plus juste, quel désir ? C’est-à-dire quelle foi inébranlable ? Il n’y a pas plus déterminé qu’un converti.

   Il n’a pas été seulement un grand communicant, un spécialiste de la public relation avant l’heure. Ce n’est pas un petit Zuckerberg avant l’heure. Et son « mobile » n’était pas l’argent. Alors quoi ? Il possédait une foi à « déplacer les montagnes ».

   Comme Jésus, il ne laisse après lui aucune doctrine, seulement des « conseils » à travers les lettres qu’il a écrites ou qu’il a dictées. Il s’en est pris violemment aux Juifs pharisiens de son époque qui ne croyaient que dans la Loi. Il dit clairement : « par les œuvres de la Loi, personne ne sera justifié » (Galates 2, 16). Coup dur pour les traditionalistes. C’est un trublion. Il est aussi le « fondateur » d’une religion qui a changé la face du monde.

 

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