Shakespeare

 

 

1951, Richard Burton 

Shakespeare le discret 

La « signature » de Shakespeare est difficile à retrouver dans son théâtre. Pourtant, les signes ne manquent pas, mais ils sont discrets.  Ainsi dans Henry V, il nous offre, dans la première scène, une petite allusion autobiographique assez savoureuse. Cantorbery fait la moue devant ce jeune roi qui n’a reçu aucune éducation digne de ce nom (I, 1, 53-59) :

 

Cantorbery. Which is a wonder, how his grace should glean it,

Since his addiction was to courses vain ;

His companies unletter’d, rude, and shallow,

His hours fill’d up with riots, banquets, sports ;

And never noted in him any study,

Any retirement, any sequestration

From open haunts and popularity.

 

CANTORBERY. – C’est à se demander comment sa Majesté 

     a pu glaner tout ça,

Alors qu’il s’adonnait à des occupations vaines ;

Il fréquentait des illettrés, des rustauds, des niais,

Ses heures étaient pleines de disputes, de ripailles 

     et de divertissements ;

On ne l’a jamais vu se consacrer à l’étude,

À la réflexion, à l’isolement,

Loin de la cohue et de la foule.

 

   En décrivant un « autodidacte » typique, à qui Shakespeare pense-t-il sinon à lui-même ? Combien, parmi ses contemporains, lui ont reproché son manque d’études ! Il n’était pas passé par « les Universités » !

 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La violence instituée

Éducation

La violence et le sacré