Shakespeare
Les influenceurs
Gratiano. I
will tell what, Antonio ─
I love
thee, and it is my love that speaks, ─
There are a
sort of men whose visages
Do cream
and mantle, like a standing pond,
And do a
wilful stillness entertain,
With
purpose to be dress’d in an opinion
Of wisdom,
gravity, profound conceit ;
As who
should say, “I am Sir Oracle,
And, when I
ope my lips, let no dog bark !”
O !
my Antonio, I do know of these,
That therefore only are reputed wise,
For saying nothing
; when, I am very sure,
If they should speak, would almost damn those ears
Which, hearing them, would call their brothers
fools.
GRATIANO. ─ Je vais te dire, Antonio :
Je t’aime et c’est mon cœur qui parle.
Il y a une
sorte d’hommes dont le visage
Se couvre
d’un teint huileux comme de l’eau stagnante,
Qui se
plaisent dans leur immobilité,
Et veulent
paraître emmitouflés
De sagesse,
de gravité, et pleins de pénétration,
Comme pour
dire : « Je suis messire l’Oracle,
Et quand
j’entrouvre les lèvres, faites taire vos chiens ! »
Ô mon
Antonio ! j’en connais
Qui passent
pour sages
À force de
ne rien dire ; et qui ─ je peux
l’affirmer ─
S’ils
devaient parler, conduiraient leurs auditeurs à la damnation
Et les
convaincraient d’appeler leurs frères des imbéciles !
The
Merchant of Venice, I, 1, 77-90.

Commentaires
Enregistrer un commentaire