Shakespeare
Beauté
sincérité
Dans le discours d’Hamlet sur le maquillage, discours qu’il adresse à Ophélie, Shakespeare parle des femmes en général, et il s’en prend à la séduction trompeuse (III, 1, 149 et s.) :
Hamlet. I have heard of your paintings too, well enough ; God hath given you one face, and you make yourselves another ; you jig, you amble, and you lisp, and nickname God’s creatures, and make your wantonness your ignorance. Go to : I’ll no more on ’t : it hath made me mad […]. To a nunnery, go.
HAMLET. – J’ai appris que vous vous fardiez. À la bonne heure ! Dieu vous a donné un visage et vous vous en fabriquez un autre. Vous dansez, vous minaudez, vous zézayez, vous faites des caricatures de ce que Dieu a créé. Vous jouez de votre lascivité comme des ingénues. Va-t’en, je n’en peux plus. Cela m’a rendu fou. Au couvent. Va !
Shakespeare a horreur du faux. Et si le
désir est déclenché par un mensonge, nous sommes perdus ! La vraie beauté, c’est la sincérité (sonnet
54) :
Oh how much more doth beauty beauteous seem
By that sweet ornament which truth
doth give.
Ah, combien
la beauté paraît plus belle encore
Grâce au tendre ornement de la sincérité !
Sous la beauté innocente (et
provisoire !) de W.H., on aperçoit Miranda.

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