Trop de com. tue la com.
La baîtise
L’excès de consommation d’écran n’est rien.
« L’écran » en soi n’est pas dangereux. Après tout, je
« travaille » quotidiennement devant un écran pour mon blog, pour écrire
mes livres. J’y passe des heures, et je ne suis pas encore débile. Le véritable
problème ne repose pas sur la machine elle-même, elle n’est qu’un tuyau dans
lequel passent des informations, des signes, des formes (design) ;
elle n’est qu’une boîte, un contenant. Le vrai problème est le contenu, ou les
contenus comme ils s’appellent eux-mêmes. La plupart des réseaux sociaux ─
avec une prime à Instagram et à Tik Tok ─ sont envahis de petites vidéos (reels)
d’une crétinerie assumée. Les messages (je veux dire ce qui est prononcé ou
écrit) sont d’une sottise crasse, ils sont de la pensée immédiate, un galimatias.
Essayez d’en faire une synthèse cohérente après cinq minutes d’écoute :
c’est impossible. Pour faire avaler cette idiotie grave, le tout est assaisonné
d’un « humour » sans esprit, de la rigolade débitée à la chaîne.
Quant aux médias « officiels » ─ la télévision, les plateformes ─,
ils ne poussent pas à la réflexion, ils se composent de divertissements faciles
(les annonceurs ne veulent pas autre chose) et de commentaires appelés
pompeusement « décryptages ».
La répétition
de tous ces contenus est si intensive qu’elle conduit à l’écœurement.
Rien de tel pour tuer le désir.

Commentaires
Enregistrer un commentaire