Les malveillants
Wikipédia en danger
À sa création, en 2001, j’ai été un
peu dubitatif quant à la fiabilité de Wikipédia. Je craignais surtout que
l’anonymat des rédacteurs-relecteurs du site ne soit cause d’irresponsabilité.
J’ai eu tort. Le contenu de Wikipédia demeure sérieux. Et les bénévoles qui
servent cet outil d’information sont exemplaires. Mais le site est en danger.
L’intelligence artificielle peut-elle tuer Wikipédia ?
Moins de lecteurs, plus de tentatives de manipulation,
des contenus générés en masse qui surchargent de travail une communauté
bénévole déjà fragile… À l’aube de ses 25 ans, l’encyclopédie collaborative
reste un pilier du web libre, mais l’essor fulgurant de l’intelligence
artificielle (IA) met son modèle humain, économique et démocratique sous
pression. […] Car si aujourd’hui l’encyclopédie
collaborative la plus consultée au monde a gagné sa légitimité, elle est par la
même occasion devenue une cible. « Wikipédia se retrouve au cœur de la
lutte mondiale pour le contrôle du contenu de l’information, résume
Rémy Gerbet, directeur de Wikimédia France. […] Le risque « d’ajout
de contenu généré par l'IA à des fins de désinformation » est déjà une
réalité, assure Rémy Gerbet.
La concurrence Grokipedia ?
Depuis plusieurs années, Wikipédia est accusée par une
partie de la droite américaine d’être « biaisée », voire « contrôlée
par des militants progressistes », au point d’être affublée du surnom
« Wokepedia ». Fin octobre 2025, Elon Musk a donc lancé en grande pompe
Grokipédia, une encyclopédie entièrement générée par l’intelligence
artificielle de sa société xAI, Grok, nourrie notamment des échanges publiés
sur X, et présentée donc comme une alternative plus neutre à l'encyclopédie
collaborative. […] Pour
Capucine-Marin Dubroca-Voisin, l’idée d’une encyclopédie automatisée repose sur
un contresens : « Wikipédia, c’est un modèle basé sur l’humain.
L’humain volontaire, imparfait, mais il y a tous les éléments pour lutter
contre la désinformation. Sur un thème donné, il n’y a qu’une seule version par
langue. Cela oblige à débattre et à se mettre d’accord. »
Source : RFI 11/01/2026
Il est clair que l’entreprise de désinformation systématiquement mise en place par les hackers de Poutine, par les geeks à la solde de Musk et des libertariens, et par tout un tas d’imbéciles, porte ses fruits. Pour ma part, je ne traîne pas sur les réseaux sociaux, je ne lis même pas les « alertes » que Google et Apple m’envoient sur mon téléphone, je n’utilise pas l’Intelligence Artificielle, sauf pour mon correcteur d’orthographe. Je suis bien sûr manipulé par les algorithmes des malveillants de partout, mais je garde (j’essaie de garder) une bonne distance vis-à-vis de ces gadgets. Et je ne cite jamais rien dans mon blog sans en donner la source.

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