Le complexe de Caïn

 

Pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font.

 

Le pardon paraît facile à gagner. Il suffit « de ne pas savoir », ou de prétendre qu’on ne savait pas. La « justification » est reprise par presque tous les méchants criminels. On peut dire que la méconnaissance est une « voie de sortie » bien commode. La crucifixion du Christ était le crime des crimes et la victime a fini par nous pardonner avant de mourir. MAIS il y avait mis une condition : que nous ne sachions pas ce que nous faisions. À présent que nous savons, que nous avons la conscience, ou la simple connaissance, des dégâts que nous avons causés à la planète (désastre écologique), à la société (la plus injuste de l’histoire après l’esclavage), à présent que nous ne pouvons pas faire semblant que nous ne sommes pas responsables (sauf les libertariens et les complotistes qui se défilent), à présent que la communication ne nous lâche plus, interrogeons-nous : serons-nous pardonnés ?

   Pour beaucoup, la question d’être pardonnés ne se pose même pas. Bienheureux imbéciles. Mais en tant qu’humains, qu’avons-nous à répondre ? Quelle réponse préparons-nous pour les générations futures qui nous la poseront quand nous ne serons plus là ?



 

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