Inversion perversion
Racisée
Le terme « racisée »
désigne, originellement, une personne touchée par le racisme, victime de
discrimination. Il est devenu, dans les propos de notre extrême gauche extravagante,
une revendication. Dans leur vision postchrétienne (passablement déformée), la
logique veut que seules les victimes soient dignes d’intérêt. Le délire
consiste alors à systématiquement « victimiser » ceux qui doivent mériter
notre intérêt. Applaudissons les noirs persécutés, les Arabes discriminés, ils
sont notre modèle. Fabriquons des victimes si nous n’en avons pas assez.
L’artifice est énorme. En leur temps, les bigotes avaient « leurs »
pauvres.
Quatorze millions de Français, au moins, sont
d’origine étrangère (jusqu’à un grand-parent). Cela représente 1/5 de la
population. Et pour la plupart, ils travaillent, ils fondent des familles, ils
parlent à leurs voisins, ils semblent heureux d’être là. Mais tous ne sont pas
assez « racisés ». Les Polonais, les Syriens, passent inaperçus. Ils
ne sont pas « éligibles ».
Mettre en avant la discrimination est à
l’opposé des valeurs de la « gauche » française, traditionnellement
universaliste, héritière des Lumières. Tous confondus dans la même République,
donc. Vouloir gouverner la France en misant sur ses divisions est
irresponsable. Le « bolchevisme » des nouveaux révolutionnaires a 110
ans de retard !

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