Les effets de la concurrence

 

 

La masculinité des imbéciles 

De tous les arguments avancés par les mâles pour justifier leur comportement violent ─ puisque désormais on leur demande de se justifier ─ les plus accablants ne sont pas ceux de la force, de l’instinct, de la nature qui les a conçus virils et menaçants (monsieur ne maîtrise pas sa testostérone), ce sont ceux de la bêtise. Rien de ce que disent les machos n’a la moindre rationalité ni ne repose sur une quelconque vérité. Poussés à bout, ils veulent bien convenir que leur force est exagérée, que leurs compétitions sportives sont grotesques (comme soulever des gros troncs d’arbre, courir jusqu’à l’épuisement, se cogner les uns contre les autres), ils admettent aussi qu’ils peuvent faire souffrir les femmes, leurs femmes, mais ils ne renoncent jamais à leur bêtise. Celle-ci s’exprime en une triple imposture. Ils ont le droit qu’être violents parce qu’elles aiment ça. La victime justifie donc le bourreau. C’est insensé. Deuxième échappatoire : il n’y a pas que moi, ça a toujours été ainsi. Raisonnement de primitif. Enfin, je suis « comme les autres ». Argument mimétique de premier degré. Disant cela, voient-ils à quel point ils expriment leur faiblesse ? S’affirmer en imitant les autres est une soumission bien lâche.

   Mimétisme assumé et aveuglement sacrificiel sont deux états virulents de la bêtise.

*

Un passage sur les réseaux sociaux et les sites masculinistes (ces messieurs ont leurs réseaux sociaux !) est vite affligeant. En restant devant ces vidéos débiles plus de cinq minutes, on se sent devenir bête.

 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La violence instituée

Éducation

La violence et le sacré