Enfants en péril
Commencer jeune
Les plateformes numériques « attaquent »
des publics de plus en plus jeunes. Il n’est pas rare que des bébés de 14 mois
soient déjà accros à des dessins animés en boucle. C’est tellement commode
pendant que maman fait la vaisselle, et papa on ne sait trop quoi.
La
dépendance (organisée) est rapide et des petits enfants privés d’écran tombent
parfois dans des crises et des colères incontrôlables.
Les
conséquences sont dramatiques. Perte des capacités d’attention et
d’apprentissage, retard dans le langage ─ certains enfants allant jusqu’à
inventer un langage qui n’existe pas, le youtubelish ─, difficultés
d’attachement. C’est la crise du désir à l’âge où justement les désirs
se construisent.
S’agit-il
d’un simple dégât collatéral des progrès de la sacro-sainte technologie ?
Pas du tout. Cet abrutissement des jeunes générations est délibéré, futurs
petits alphas et omégas du meilleur des mondes.
Combien
faudra-t-il d’aides éducatrices, d’AESH par enfant dans les années à
venir ? Il n’y en aura jamais assez, et de toute façon, ce sera trop tard,
et puis tant pis, il y en aura toujours pour passer au travers…
Pas si
sûr.

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