Non-sacrificiel

 


Pour quelle rétribution ?

 

Ne savez-vous pas quel est le jeûne qui me plaît ?

Parole du Seigneur Yahvé :

Rompre les chaînes injustes,

délier les liens du joug ;

renvoyer libres les opprimés,

briser tous les jougs ;

partager ton pain avec l’affamé,

héberger les pauvres sans abri,

vêtir celui que tu vois nu

et ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair.

 

Isaïe 58, 6-7. 

 

   Le jeûne, chez les Juifs pratiquants, représente un sacrifice en expiation des péchés. Celui qui respecte le jeûne en espère un pardon. Isaïe montre que pratiquer la charité est plus important qu’un comportement sacrificiel.

   Il y a encore, dans le jeûne traditionnel, l’idée d’une rétribution : si je fais ça, Dieu me donnera ça. Isaïe bouscule les perspectives. Le Nouveau Testament annihilera complètement l’idée d’échange et fera du don un acte absolument gratuit, sans attente de contre-don. Quand le Bon Samaritain a accompli son geste de miséricorde envers « l’homme attaqué par des brigands » (Luc 10), après qu’il lui a porté secours et qu’il a payé l’aubergiste pour prendre soin du malheureux, il s’en va sans demander son reste.

   Le don n’est pas un deal.

 

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