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Féminisme à côté de la plaque 

Pour les féministes pur.e.s et dur.e.s, Blanche Neige représente le comble de l’abomination. Pensez-donc. Une pauvre fille exploitée par des nains, incapable de se défendre par elle-même, bonne à rien sauf à faire le ménage, et agressée sexuellement par un Prince (traduisez : un macho) qui l’embrasse sans son consentement ! Des associations nord-américaines se sont chargées d’éduquer les petites filles d’aujourd’hui en organisant des conférences dans les écoles pour lutter contre ce « modèle » désastreux. On ne saurait être trop politiquement correct.

   Pour Steven Spielberg, Blanche Neige est le prototype du beau conte. C’est un des tout premiers films qu’il ait vus étant enfant, et il en a été marqué pour le reste de ses jours. D’où son goût pour les féeries, comme E.T. ou Rencontre du troisième type. Pour lui, Blanche Neige est la malheureuse victime d’une marâtre cruelle, et ce sont les animaux de la forêt qui lui viennent en aide, puis des handicapés (sorry : des personnes en état de handicap), exclus de la société et réfugiés au fond des bois, qui l’accueillent… Une merveille.

   J’adore Spielberg !



 

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