Le bon lien

 

 

Matthieu 18, 20 

« En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Cela ne signifie pas que Dieu est le quatrième larron, mais qu’il est la réunion même, il est ce qui lie les hommes entre eux.

   Question que je posais dans la présentation de mon essai Et mon tout est un homme : « Que se passe-t-il vraiment entre celui qui éduque et celui qui est éduqué, que passe-t-il de l’un à l’autre ? »

   La présence est fondamentalement au cœur de l’éducation. Une forme d’enseignement à distance est possible, mais une éducation requiert des vivants en présence les uns des autres. Quand le professeur perd pied, quand son cours coule à pic, il dit couramment qu’il a l’impression « d’enseigner à des murs ». Il arrive fréquemment que les élèves disparaissent ainsi, comme enfermés derrière des murs invisibles. Ou bien ils interposent du bruit entre le professeur et eux et ce « mur du son » est tout aussi infranchissable. Dans ces circonstances, le professeur et les élèves ont perdu leur présence commune. Le bruit est ce qui nous sépare le plus sûrement. On ne savoure vraiment la présence de quelqu’un que dans le calme, dans la caresse du silence, ou le bercement d’une musique douce.



 

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