Tyrannie

 

 

Spot and report 

C’est la version chinoise du dispositif « Voisins vigilants ». Mais l’action que l’on attend du citoyen chinois n’est pas de protéger son voisin des malfrats, c’est au contraire un moyen de le dénoncer à la police en cas de « comportement suspect », c’est-à-dire qui va à l’encontre des règles strictes édictées par le Parti communiste. Or tout comportement qui n’est pas parfaitement aligné sur le code communiste est immédiatement coupable. Les affiches Spot and Report fleurissent à Hong Kong. Ainsi au nom de la lutte, très hypocrite, contre le terrorisme ─ comme si Hong Kong était truffé de djihadistes ─, tout le monde est présumé coupable et peut être arrêté dans un délai minimum.

   Cet espionnage généralisé est pratiqué dans toute la Chine. Il ne suffit pas aux autorités de disposer de la police, de l’armée, des caméras de reconnaissance faciale à chaque coin de rue, dans le métro, partout, il faut aussi que chaque citoyen soit transformé en mouchard. Le mouchard lui-même étant bien entendu surveillé par d’autres mouchards.

   La traque au dissident est implacable. Elle se poursuit même hors des frontières pour les exilés. Nul n’est à l’abri des harcèlements à Taïwan, à Londres ou en Suisse. Les sbires de Xi ne dorment jamais. Oshua Wong, militant hongkongais pour la démocratie dès l’âge de 15 ans est en prison, et il doit rester dans les geôles chinoises jusqu’à ses 29 ans (si le ciel chinois est clément). 


Voir le documentaire Hong Kong ne répond plus sur France TV (si vous avez la patience de passer la pub).

 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La violence instituée

Éducation

La violence et le sacré