Complicité coupable
Partager un mensonge
Partager un mensonge est pire que mentir.
« J’y
crois pas, vite il faut que tout le monde le sache ! » « C’est
horrible, je répands la nouvelle partout. » « C’est un faux évident,
que m’importe ? » Le partage de la calomnie et du mensonge peut conduire
à la perte de l’individu bouc-émissairisé de la sorte. Est-ce un
crime ? Non, c’est un jeu.
Qu’est-ce qui rend l’irresponsabilité si facile ? L’anonymat. Si le
complice du mensonge était reconnu, nommé ─ comme il désigne ses cibles à la
vindicte populaire ─, il ne se lancerait pas dans une aventure qui le met en
péril…
L’anonymat permet de multiplier les attaques, tandis que le nombre et la
masse des messages multiplient les bénéfices. Bref, vous vendez votre âme pour
que d’autres gagnent de l’argent avec votre fourberie.
« Partager sur les réseaux sociaux » peut être une bassesse
sans nom. Le partageux se met-il une seconde dans la peau de la victime
qu’il a mise en joue ? Sûrement pas ! Ainsi l’individualiste
autonome, détaché de tout, a perdu son humanité et il se sent bien après cela.

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