IA !
Le vide
Non, « l’intelligence »
artificielle
n’est pas intelligente.
Reconnaissons-le, un
avion ne pourrait ni décoller ni atterrir sans l’aide de formidables
ordinateurs qui s’ajustent aux conditions physiques, météorologiques, de
l’opération. Un malheureux pilote, même une bonne équipe de pilotage, ne
feraient pas l’affaire. Alors, oui, l’informatique est utile et elle dépasse
les capacités des cerveaux humains dans des situations précises. Mais pour
autant, il ne s’agit pas d’intelligence, il s’agit seulement de calculs.
Les ordinateurs, comme les data centers, sont d’énormes calculettes.
Quand il faut maintenant produire du
« contenu », comme ils disent, la soi-disant intelligence débite des
masses de statistiques, des données compilées, réduites en miettes et collées
bout à bout. Son adaptation « à la demande » est quasi nulle,
puisqu’elle est programmée pour répondre au désir (supposé) du demandeur
et non pour raisonner sur un problème précis. Car les concepteurs ont compris
qu’une réponse décevante de l’IA générative leur ferait immédiatement perdre un
client. Ne cherchez pas la faille, vous l’avez trouvée. L’IA est d’abord
une énorme machine à produire du cash, pas de l’intelligence.
Quels sont les naïfs qui se pâment encore
devant les machines conversationnelles ? Les mêmes qui ont toujours adoré
des dieux qu’ils avaient inventés pour se faire peur. Ils sont fascinés par un
spectacle qui consiste à « animer la statue de la Bête de telle façon
que la statue de la Bête parle. » (Saint Jean, l’Apocalypse 13,
15).

Commentaires
Enregistrer un commentaire