La planète en feu
Les incendiaires et les pyromanes
Les incendiaires et les pyromanes
sont des criminels. Détruire une forêt, c’est un crime contre la planète, en
tuant du vivant, flore et faune. Les psychiatres nous expliquent les mille et
une « bonnes » raisons qu’ont les pyromanes de détruire par le feu.
Il s’agirait d’une pulsion incontrôlable. Mais encore ? Pourquoi cette
pulsion primitive conduit-elle à faire le mal plutôt que le bien ? Il y
aurait donc au fond de l’être, au fond de l’âme, un nœud de violence
inextinguible qui ne demande qu’à se rallumer. Le mal n’est pas mimétique, mais
une fois manifesté, il est imité mécaniquement. C’est ainsi que d’une exception
il devient la règle. « Ma haine et mon amour sont en conflit
ouvert », disait Shakespeare, ‘Such civil war is in my love and hate’ (sonnet
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Qu’en est-il de la conscience des fauteurs ? Elle est bien active
puisque tous se cachent pour commettre leurs méfaits, ils se dissimulent,
parfois pour mieux observer les dégâts qu’ils ont provoqués. Leur sens de la
culpabilité est bien là, mais il est comme étouffé par leurs pulsions malignes.
Ce qu’on dit des incendiaires peut être dit pareillement des assassins,
et des tyrans qui poussent à la guerre. Les « grands » de ce monde ne
sont souvent que des pyromanes qui ont trouvé un mode d’expression visible.
Qu’y a-t-il au fond de leur âme ?

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