Liberté

 

 

J’écris ton nom 

La liberté n’est pas une conquête. Ceux qui se sont battus pour elle n’ont appris qu’à se battre, ils ne se sont pas libérés de leur propre obstination à l’atteindre, ni de leur violence. Le paradoxe est douloureux. On est toujours attaché à des déterminismes matériels, culturels, moraux, lié à son genre, à son histoire… voire à sa propre volonté farouche.

   La liberté n’est pas un acquis qu’on conquiert. C’est un don que l’on reçoit. Comment le reconnaître ? Comment le recevoir ?

   La liberté, la vraie, c’est le cadeau que tu me fais en me pardonnant, en ne retenant pas mes griefs contre toi. Car je suis prisonnier de mes « dettes », c’est-à-dire des torts que j’ai commis, tant que je n’en ai pas été relevé. Les créances que l’autre détient ne s’effacent que par le pardon qu’il m’accorde. Le pardon ne me délie pas de mes fautes, il transforme ma dépendance en amour, un attachement bien préférable aux entraves sociales et collectives.

 

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