Shakespeare
a 107. b
Not
mine own fears, nor the prophetic soul
Of the wide world, dreaming on things to come,
Can yet the lease of my true love control,
Suppos’d as forfeit to a confin’d doom.
The mortal Moon hath her eclipse endur’d,
And the sad Augurs mock their own presage ;
Incertainties now crown them-selves assur’d,
And peace proclaims Olives of endless age.
Now with the drops of this most balmy time,
My love looks fresh, and death to me subscribes,
Since spite of him I’ll live in this poor rhyme,
While he insults o’er dull and speechless tribes.
And thou in this shalt find thy
monument,
When tyrants’ crests and tombs of
brass are spent.
Ni mes propres terreurs, ni l’esprit prophétique
Du vaste monde rêvant des temps à venir,
N’ont moyen de savoir jusqu’où tiendra ma flamme,
Elle que l’on pensait condamnée à mourir.
La lune peut survivre à l’éclipse mortelle,
Les augures souvent se trompent lourdement ;
Les doutes justifient leur propre fondement,
Et la paix nous promet l’abondance éternelle.
Grâce à des temps qui n’ont jamais été plus doux,
Mon amour paraît neuf, et la mort se soumet.
Je vivrai, malgré elle, à travers mes poèmes,
Quand elle maudira les vauriens, les sans-voix.
Toi, tu auras toujours ici ton monument,

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