Violence du pouvoir

 

 

L’aumône ou le châtiment 

Le pouvoir est un concentré de violence. Il est dépositaire de la violence, et il peut l’utiliser de façon « légitime ». Mais les débordements sont inévitables, quand ils ne sont pas délibérés.  Ainsi en est-il de l’usage qu’en font les méchants. « Comment un homme affirme-t-il son pouvoir sur un autre ? En le faisant souffrir. Le pouvoir, c’est d’infliger souffrance et humiliation. » (George Orwell, 1984).

   Dans l’exercice du pouvoir, celui qui le détient (où à qui il a été délégué) n’a le choix qu’entre l’aumône ou le châtiment. Ainsi gouvernaient les empereurs romains tout comme leurs épigones. On comprend dès lors que le moindre mal est la démocratie dans laquelle les contre-pouvoirs font contrepoids au pouvoir. On comprend aussi que les empereurs modernes veuillent se débarrasser des contre-pouvoirs.

 

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