Exclusion

 

 

Fraternité, sororité ? 

« Aujourd’hui, le mot ‘‘fraternité’’ est considéré comme étant le masculin, mais ce n’est pas exactement ça, parce que la fraternité est censée englober la fraternité entre les hommes, entre les hommes et les femmes et entre les femmes et les femmes. La sororité est plus précisément une fraternité qui serait exclusivement féminine. »

Éric Fottorino, La Fraternité, avec Amin Maalouf, éditions Michel Lafon (2026). 

Les féministes, aussi sincères soient-elles, soient-ils, jouent gros. En féminisant la « fraternité entre les hommes », elles et ils oublient que « les hommes » représentent le genre humain, et en parlant de « sororité », elles et ils excluent les femmes de cette fraternité humaine. C’est au moins aussi grave que cela.

   Le mot « homme » a deux acceptions, comme le mot « humain ». Il désigne l’espèce.  Les Droits de l’Homme visent la considération de tous les humains sur toute la terre sans exception. Je suis désolé pour Olympe de Gouges, respectable à bien des égards, mais son zèle l’a poussé trop loin et ses « sœurs » après elles n’ont rien arrangé. D’ailleurs « les Droits de l’Homme » sont traduits en anglais par ‘Human Rights’.

   Genrer, c’est exclure.


 

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