Le bonheur
La danse
Mieux que la
musique, la danse devrait toujours être l’expression du bonheur. Elle manifeste
même plus que le bonheur, qui est un état passif. Elle donne à voir la joie,
qui est du bonheur en mouvement.
Toutes les cultures connaissent des formes
de danse, en général associées à des occasions de fête. Ce qui est logique.
Les Européens ont « cassé » ces
beaux préceptes avec la période romantique qui a commencé à présenter des
ballets tristes. Le plus emblématique de tous est Giselle qui est un
ballet de zombies (ici des vierges mortes !).
Les contemporains en ont rajouté une dose morbide
avec des ballets carrément noirs. Anne Teresa De Keersmaeker, chorégraphe belge,
en donne un bon exemple, mais elle n’est pas la seule, ni la pire. Des danseurs
habillés en noir, sur un fond de décor noir, avec un éclairage minimum, une
gestuelle « cassée », sur une musique ouvertement sinistre… La danse
est devenue une forme d’art macabre. Il paraît que c’est moderne, et les
spectateurs qui ne se sont pas remis de la « crise du désir »
adorent. Ils se contemplent dans un miroir sans tain. Ça me désespère.
D’ailleurs, c’est le but la chorégraphie.


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