Le prix d’un homme
La mort à vendre
Contre la promesse de gagner 2 500 € par mois,
de pauvres bougres russes se laissent enrôler pour partir sur le front
ukrainien. Ce n’est pas l’enthousiasme patriotique qui les pousse. Beaucoup
savent qu’ils ne reviendront pas, et qu’ils mourront dans un délai atrocement court.
Le peu d’argent qu’ils auront amassé reviendra, espèrent-ils, à leurs familles
dans le besoin : femme, mère, enfants. Poutine n’a plus d’autre
combustible pour « sa » guerre que la misère.
« Vous
qui regardez tout de vos yeux toujours ouverts, votre lucidité ne se
baigne-t-elle jamais de larmes ? » Michel Serres.

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