Shakespeare

 

Solitude

 

Rich. I have been studying how I may compare

This prison, where I live, unto the world :

And for because the world is populous,

And here is not a creature but myself,

I cannot do it ; yet I’ll hammer it out.

My brain I’ll prove the female of my soul ;

My soul, the father : and these two beget

A generation of still-breeding thoughts,

And these same thoughts people this little world,

In humours like the people of this world,

For no thought is contented.

 

RICHARD. – Je me suis appliqué à comparer

Avec le monde cette prison où je vis ;

Et comme le monde est rempli de gens

Et qu’il n’y a d’autre créature ici que moi,

Cela m’est impossible. Je vais pourtant travailler à cela.

Je vais faire de mon cerveau l’époux de mon âme,

Et avec mon âme, tous les deux vont engendrer

Une génération de pensées fécondes,

Et celles-ci vont peupler mon petit monde

D’humeurs chamailleuses comme les gens,

Car aucune pensée ne se suffit à elle-même.

 

                                                Richard II, V, 5, 1-11.

 


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

René Girard

Violence archaïque